mercredi 7 février 2018

Que ta volonté soit faite


Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait Jon Petersen.
Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin.
Et là… sans doute réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous.

Si je m’attendais à ça ! C’est le deuxième thriller de Maxime Chattam que je lis et si cette fois la lecture fut moins effrayante (adieu les araignées, bonjour à la monstruosité humaine), elle n’en fut pas moins tout autant prenante que Maléfice, et surtout tout autant surprenante.
Je ne sais pas si c’est parce que je suis cynique, mais comme il parlait de l’humanité, ce livre ne m’a pas effrayée comme Maléfice, il était presque soft. Comme quoi les araignées sont les pires créatures au monde, avant même les humains. Mais je me doute que ce ne sera pas le cas de tous les lecteurs et il y a de quoi prendre peur quand on découvre les atrocités perpétrées par Jon Petersen.
Ce livre se place du côté de Jon, nous suivons sa vie de bout en bout, schéma que je n’avais encore jamais vu dans un thriller et qui embarque très vite le lecteur dans un roman original, étonnant, fascinant et spécial. Le narrateur ne prend pas parti pour Jon, au contraire, mais il tente de raconter l’histoire de manière objective, sans rien omettre, sans rajouter ce qu’il ignore pour nous faire haïr Jon. Sa seule vie suffit.
Le personnage principal est donc du pire genre qu’il puisse exister sur Terre et il y a quelque chose de pervers de le suivre, franchement il faut s’accrocher pour le lire car c’est savoir que l’on verra encore des monstruosités.
Nous avons également le point de vue d’autres personnages de temps à autres, c’est plus rare mais cela apporte à l’histoire, même si pas toujours en positif au niveau des émotions, des scènes, et surtout cela permet de découvrir le policier, celui qui pourrait condamner Jon.
Tout au long il y a ainsi l’espérance de voir Jon arrêter, se faire arrêter, et, sans rien spoiler, le twist final est incroyable et explique enfin le titre qui m’a intriguée un long moment. Finir ce livre était… renversant, faisait se remettre en question, c’est une claque et je suis ressortie chamboulée de ce roman, ne sachant que penser. C’était, je crois, le plus effrayant.
Que ta volonté soit faite est un roman original, très spécial, et on en ressort différent.

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