lundi 20 mars 2017

Germinal

1885. Disparition de Hugo. Apparition de Germinal.
Voici dans la France moderne et industrielle, les « Misérables » de Zola. Ce roman des mineurs, c’est aussi l’Enfer, dans un monde dantesque, où l’on « voyage au bout de la nuit ». Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l’homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d’espoirs.
C’est la plus belle et la plus grande œuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.



Ce n’est pas le premier roman de Zola que je lis, et ce n’est surement pas le dernier (surtout que j’ai une bonne réserve des Rougon-Macquart dans ma pal ^^). J’avais déjà beaucoup apprécié Nana et L’œuvre dans cette saga mais j’avoue que je ne pensais pas aimer plus encore Germinal. Ce livre est une excellente surprise, avec une histoire qui tient en haleine, des personnages attachant, et un combat dont on ne peut que souhaiter qu’il ne soit pas vain.
Je dois avouer que le début fut un peu long, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, Etienne ne m’intéressant pas forcément. Cependant, une fois l’introduction, un peu longue donc, de son arrivée à la mine et son adaptation, l’intrigue se forme autour de la grève, d’une révolution des plus passionnante. Ce roman dépeint avec une force frappante le malheur des mineurs et leur courage, leur combat, ce qui est plutôt impressionnant car ils sont tous unis. Il y a bien quelques disputes entre ces mineurs, tous ne sont pas du même avis, mais cela n’en rend l’intrigue que plus palpitante et l’on ne peut qu’espérer qu’ils obtiennent au moins ce qu’ils réclament, au plus une meilleure vie sans tous leurs problèmes d’argents et autres. Dommage que, d’un côté comme de l’autre ils soient tous aussi bornés, surtout la Compagnie qui laisse ses ouvriers travailler dans des conditions qui seraient inacceptables de nos jours (et de l’époque aussi, mais là les lois étaient plus laxistes… heureusement qu’on a un peu évolué depuis)
Les personnages donnent envie de les suivre une fois qu’on les connait. Bon, j’avoue que j’ai eu un peu de mal avec Etienne, mais je me suis beaucoup attachées aux Maheu.
Le style de son côté, est incroyable. C’est Zola j’ai envie de dire ^^ Je deviens de plus en plus fan de cet auteur au fil de mes lectures et après la lecture de Germinal, je ne peux qu’être triste de n’avoir jamais eu l’occasion de l’étudier au lycée ou à la fac (il a quand même fallu attendre ma troisième année à la fac pour étudier enfin du Zola… et cela aura été une superbe découverte).
Une chose est sûre, maintenant que je suis entrée dans la saga des Rougon-Macquart, je n’en sortirai plus qu’une fois la saga terminée. L’avantage, c’est que je peux lire les livres dans le désordre (on notera d’ailleurs que je n’ai lu qu’une unique branche de l’arbre généalogique, la fin des Macquart, mes lectures se concentrant, par hasard, uniquement sur les enfants de Gervaise de L’Assommoir avec Nana, L’Oeuvre et Germinal ^^)

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