vendredi 19 août 2016

La Voleuse de livres


Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.
Liesel Meminger y est parvenue.
Trois fois, cette fillette a croisé la Mort et trois fois le Mort s'est arrêtée.
Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidé à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : la Voleuse de livres...



J'ai terminé ce très joli roman ce matin et même si, depuis, j'ai pu dévorer le dernier Harry Potter qui empli mon esprit à présent, La Voleuse de livres s'y est fait une place aussi, mais discrète comparé à la pièce de théâtre. En effet, La Voleuse de livres ne peut être oublié facilement, coup de coeur ou non (en l’occurrence ce n'en est pas un pour moi, il me manquait un petit jenesaisquoi).
Dans ce roman, nous découvrons, à travers les yeux d'une narratrice pour le moins originale, l'histoire de la voleuse de livres, une petite Allemande vivant durant la seconde guerre mondiale. Adoptée, elle arrive dans une nouvelle famille pour une nouvelle vie où elle découvrira les mots et leur importance. A son arrivé, elle est encore vierge de toute lecture : elle ne sait pas lire, puis, au fur et à mesure, sous nos yeux et ceux de la Mort, elle va apprendre les mots, apprendre à les maitriser, les secouer. Et pour les livres, comme le titre l'indique, elle est prête à voler. Ce roman ne se contente évidemment pas de ça, il raconte la vie en Allemagne pendant la guerre, la vie d'une enfant, ce qui nous fait voir la seconde guerre mondiale sous un nouveau jour, et le livre met en scène des personnages aidant un juif, nous faisant découvrir, si nous ne le savions pas déjà, le danger et la peur de tous et l'importance de faire parti des nazis dans l'Allemagne nazie.
Tout d'abord, le point de vue est extrêmement surprenant. La Mort. Quand j'ai trouvé ce livre en brocante, mes parents ont utilisé le mot "glauque" et ça l'est en quelque sorte. Cela nous rappelle constamment que nous allons mourir, que les personnages vont mourir, que l'histoire se finit forcément par des morts, par la mort. Les gens trouvent toujours la mort glauque mais ce n'est qu'une part de la vie. Le rappeler avec cette drôle de narratrice nous fait nous concentrer sur le plus important : l'intrigue. Et il s'en passe des choses dans la vie d'une enfant.
Pour une fois, même si la narration est à la première personne du singulier, cela ne m'a pas dérangé le moins du monde. Le style est sympa, la façon de raconter est originale avec les petites apartés de la Mort et cette dernière est suffisamment peu présente pour ne pas interférer dans l'histoire de Liesel tout en ne se faisant jamais oublier, donnant son point de vue. J'ai beaucoup apprécié, cela sort des sentiers battus et fait approcher la mort différemment, presque comme une amie.
Quant à Liesel, la petite voleuse de livres, nous la voyons grandir avec plaisir, en espérant pour elle une longue vie bien remplie. Nous la découvrons faire des bêtises avec son meilleur ami et voisin, Rudy, ainsi que découvrir le nazisme et les mots. Et il y a Max, le boxeur juif caché dans le sous-sol de la famille de Liesel. Il y a tant de chose à dire que je ne parlerai que du plus marquant à mes yeux : ses histoires, et tout particulièrement "La Secoueuse de mots". Ces petites histoires, ces petits contes, restent longtemps en mémoire après la lecture, surtout la deuxième que j'ai trouvé très poétique et parlante. Lui aussi a compris l'importance des mots et à les secouer : il nous l'apprend à son tour.
J'avais déjà vu le film, que j'avais adoré, et découvrir le roman fut génial. J'étais complètement aux côté de Liesel et redécouvrais avec elle l'importance des mots et de bien les manier, de les utiliser avec précaution pour faire sortir du réel les gens, les faire penser à autre chose.
J'ai oublié un point, ce livre est un bol de bonne humeur, même s'il peut être aussi triste.
Maintenant, je ne peux que le conseiller. J'espère vous avoir donné envie de découvrir à votre tour ce roman si vous ne le connaissez pas encore.

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