lundi 18 juillet 2016

Passeuse de rêves



Petite est toute nouvelle, mais elle est très douée. Quand elle effleure de ses doigts translucides le boutons d’un pull, elle capte l’histoire de ce bouton : un pique-nique sur une colline, une nuit d’hiver au coin du feu, et même la fois où on lui a renversé dessus un peu de thé… Bientôt, Petite sera capable de combiner ces fragments d’histoires avec d’autres souvenirs collectés à partir d’une photo, d’une assiette ou d’un tapis afin d’en faire des rêves très doux pour les humains. Chaque nuit, elle s’entraine à devenir une passeuse de rêve dans la maison où vivent une vieille femme et son chien… Mais la formation s’accélère brutalement lorsque la vieille femme se voit confier par les services sociaux un jeune garçon. Il s’appelle John et il est très en colère. Une colère si profonde que les Saboteurs, maitres des cauchemars, risquent de le repérer. Petite sera-t-elle suffisamment forte pour leur résister ?

Ce roman est une jolie petite lecture, un joli petit bijou que nous offre une nouvelle fois Loïs Lowry. C’est un plaisir de retrouver la plume de l’auteur que j’avais adoré dans Le Passeur. Une nouvelle fois, elle nous offre du rêve au travers de cette superbe histoire très poétique abordant justement le thème des rêves.
Dans ce petit roman qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes, nous suivons les passeurs de rêve, des créatures vivants cachées de tous et qui veillent sur les humains grâce aux rêves qu’ils leurs octroient.
Petite, le personnage principal, est encore en apprentissage et nous en apprenons plus au fur et à mesure que Petite approche du rang de passeuse de rêve.
Au début, tout se passe bien, Petite est aussi curieuse que nous et est très douée dans ce qu’elle fait, de sorte que l’on avance rapidement dans l’apprentissage, cependant un jeune garçon est confié à la vieille femme chez qui Petite est en apprentissage. La vieille femme et le garçon, grâce aux rêves octroyés par Petite, vont ensembles surmonter les obstacles _ c’est à la fois un spoile, je l’admets, et à la fois pas du tout puisque ce roman est très prévisible, n’étant pas fait pour le suspense mais pour le rêve.
Le fait de ne pas donner de nom aux humains autres que le petit garçon permet une identification facile et donne de l’universalité au récit. Le style est simple, facile à lire, et à l’aide des images que l’on puise dans les mots, transmet toute la poésie des rêves. Une fois le roman terminé, on croit tout à fait aux passeurs de rêve, que l’on se souvienne ou non de ses propres rêves.
Ce roman pour tous se lit très rapidement et fait rêver d’une façon très poétique et belle. C’est un texte universel qui peut plaire à tous.

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