mercredi 14 août 2013

Fahrenheit 451


451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Le pompier Montag se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imagination au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Fahrenheit 451. C’est à partir de ce degré que brûle un livre et c’est le nom des pompiers dans ce futur très peu accueillant pour les lecteurs. Les pompiers n’y sont plus ceux que nous connaissons aujourd’hui : ils n’éteignent plus, ils allument le feu. Ils sont là pour faire disparaître ce monde de papier qui n’a plus de droit au milieu de toute cette technologie.
C’est au centre de ces nouvelles terres que nous découvrons Montag, un pompier comme tous les autres mais qui, après une rencontre hasardeuse avec une jeune fille que l’on nommerait de nos jours « rat de bibliothèque », se posera de multiples questions sur son travail et la disparition des œuvres littéraires. Nous le suivons dans sa réflexion et ses rencontres pour apprendre ou réapprendre que les écrits sont un trésor magnifique qui s’est perdu dans le progrès. Un trésor oublié, mais qui n’est pas perdu à jamais.
Ce roman conte le début d’une bataille qui, on le devine, se continuera encore longtemps après les dernières lignes du dernier chapitre. Une bataille à laquelle nous pouvons nous aussi prendre part en lisant d’autant plus de livres, quels qu’ils soient, car comme nous l’apprenons dedans, chaque livre renferme son savoir et même un roman de fiction peut pousser à réfléchir.
Fahrenheit 451 est ainsi un livre magnifique que je conseille à tous puisqu’il est très bien écrit et qu’il pousse à réfléchir. La remise en question du personnage peut nous faire nous demander si, dans notre monde aussi, la littérature n’est pas en train de disparaître au profit de la technologie. Le protagoniste est attachant et l’on entre facilement dans ses pensées en espérant que jamais les livres ne seront brûlés, interdits, comme à l’intérieur de ce roman qui est une perle dans la science-fiction.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire